Geai des chênes
Son job ? Planteur de forêts
Sa reconversion possible ? Imitateur, Alarme anti-intrusion
Ce petit oiseau qu’on retrouve dans toutes les forêts européennes ne paie pas de mine : il ne pèse pas plus lourd que votre dernier iPhone* et pourtant, les grands chênes lui doivent beaucoup.
Comme l’écureuil, il accumule des glands durant l’automne, qu’il transporte grâce à une petite poche sous son bec, et les stocke un peu partout pour l’hiver. Il n’y va pas de main morte : un geai cache tout de même entre 4 000 et 5 000 glands par an ! Sauf que cette tête de piaf, malgré sa bonne mémoire, retrouve à peine la moitié de ses réserves.
Une partie est vraisemblablement mangée par d’autres espèces moins prévoyantes (comme un petit air de « La Cigale et la Fourmi » par ici…) et le reste donne naissance à de petits chênes qui deviendront grands. Il participe ainsi, malgré lui, à la bonne santé de la forêt et à sa régénération naturelle. 🌳
Comment le reconnaître ?
✅ On se tait et on écoute (oui, je sais, c'est dur)
✅ On télécharge l'appli BirdNET, sorte de Shazam des chants d'oiseaux
Autres signes distinctifs, toujours utiles pour faire le malin lors de votre prochaine balade en foret :
1. Véritable alarme anti-intrusion, c’est lui qui alerte ses petits copains quand un intrus (oui, vous !) fait irruption et qu’il est préférable de se planquer
2. C’est aussi un très bon imitateur, il est capable de reproduire les chants de plusieurs oiseaux mais aussi du chat ou du cheval !
3. Quand on le laisse tranquille (ce qui n'est pas toujours le cas puisqu'il fait partie des 89 espèces chassables en France), il vit plus longtemps que Médor : 15 ans !
* Ce n'est pas une raison pour essayer de le mettre dans votre poche, je vous vois venir...
Photo : Crowlife