Baleine à bosse

baleine a bosse

Son job ? Intrépide Globe trotteuse

Les immenses nageoires pectorales de la baleine à bosse – 1/3 de sa taille ! – la destinaient à être championne du monde de dos crawlé. Elle en a fait qu’à sa tête et a décidé de les utiliser pour réaliser le rêve de la Petite Sirène : « Moi je voudrais parcourir le monde, moi je voudrais voir le monde danser… » 🎶
Vous l’avez ?

Elle a ainsi la plus longue route migratoire de tous les mammifères ! Certaines parcourent en un an 16 000 km, soit l’équivalent d’un tour du monde. 
Et tout ça, sans prendre l’avion. 😉

Les océans qu’elle traverse sont vastes et parfois pauvres en nourriture. Elle profite donc de l’été austral pour faire le plein de calories en Antarctique, où le krill* est son casse-croute favori. 🦐

Pour se nourrir, la baleine à bosse peut déployer plusieurs stratégies. L’une d’elles consiste à souffler dans l’eau.
Hum, c’est-à-dire ? 🤨

En bande organisée, sous la surface, elles expulsent des bulles d’air, en formant des cercles concentriques de plus en plus étroits, piégeant ainsi le krill. Quand le filet d’air est suffisamment resserré, elles remontent toutes la gueule grande ouverte, fauchant ainsi tout ce qui est sur leur passage.

Mais comment font-elles pour ne pas s’étouffer en buvant la tasse ? C’est là que les fanons entrent en scène.
Roulements de tambour. 🥁

Une fois le krill (et beaucoup d’eau salée) capturé, la baleine pousse avec sa langue tout l'océan en dehors de sa bouche. Les fanons servent de râteaux pour retenir le krill englouti.

D’ailleurs, sa bouche ne lui permet pas de respirer : son seul canal d’air se trouve au-dessus de sa tête. Il s’agit de l’évent. C’est de là que sort le jet d’eau et d’air, caractéristique des baleines. 💨

Les baleines à bosse plongent souvent dans les profondeurs en montrant leur queue (on dit « nageoire caudale » dans les dîners mondains de scientifiques ) qui est leur carte d’identité : taille, couleur, forme… il n’y en a pas deux identiques.

Nous avons quasiment exterminé les baleines pour extraire leur huile afin d’éclairer nos villes. Des accords internationaux, la découverte de nouvelles sources d’énergie et l’énorme travail de nombreuses associations ont permis d’éviter l’extinction et de voir à nouveau ces géantes peupler nos océans. 🐋

Mais le tableau n’est pas tout rose : plus de 1 000 baleines (essentiellement des rorquals) sont encore tuées chaque année, majoritairement par la Norvège et le Japon.


*Pour les curieux, allez jeter un oeil au portrait de notre ami le krill antarctique

Photo : Ingrid Vanhée

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