Krill antarctique 

Son job ? Exportateur de carbone vers les profondeurs marines 

En très très résumé - parce que vous êtes au travail / dans les transports / enfin chez vous et que vous n’avez ni le temps ni l’envie de lire un article de biologie marine :

1. Le phytoplancton pompe le CO2 présent dans l’air
2. Le krill mange le phytoplancton 
3. Les petites crottes du krill (qui comportent donc plein de carbone) tombent tout au fond de l’océan - entre 2 000 et 4 000 mètres de profondeur tout de même - et y restent bien sagement durant 1 000 ans

Il s’agit du phénomène dit de pompe biologique. Sorte de CCS dans la mer, avec zéro investissement. Belle performance.

Vous allez me répondre que le krill antarctique c’est bien mignon mais que ce n’est pas ses 2 grammes qui vont nous sauver la vie. Sauf que notre petit crustacé a plein de copains : il se balade en immense essaim dont la densité est très importante (l’équivalent de 10 000 krills dans la contenance d’une baignoire… ça chatouille 😅).

Donc les krills antarctiques, petits mais costauds, éliminent annuellement l’équivalent de la quantité de carbone produite par les voitures de tous les Français. Franchement, les gars, bravo. 👏

Oui mais…

Le krill on l’aime un peu trop : on le pêche pour nourrir nos poissons d’élevage et pour en faire de l’huile, qu’on fourre dans nos compléments alimentaires (car riches en oméga 3).

Il subit aussi largement l’augmentation de la température des eaux en Antarctique et l’acidification de l’océan - sa carapace ne supportant pas une eau trop acide.

Et comme c’est une espèce clé de voute, qui se fait manger par tout le monde (baleines, léopards de mer, phoques, etc.), la diminution du nombre de krills entraîne un impact direct sur toute la chaîne du vivant. Pas dingue.

Donc pour sauver le petit krill et tous ses copains :

✅ On troque les cures de compléments alimentaires riches en oméga 3 contre de la consommation d’huile de lin française par exemple 
✅ On diminue sa consommation de poissons d'élevage
✅ On arrête de penser que les petites bêtes ne sauvent pas les grosses


Et en bonus, deux infos qui ne vont pas sauver la planète mais qui vous permettront - ou pas - de briller demain matin à la machine à café :

1. Etant plus lourd que l'eau, il doit constamment agiter ses petites pattes pour se maintenir à flot. Il dépense ainsi 40 % de son énergie simplement pour ne pas couler au fond de l’eau. Pas cool

2. Il se transforme occasionnellement en boule à facettes, son corps émettant parfois de la lumière jaune et verte. Et visiblement les scientifiques n’ont toujours pas compris pourquoi. J'ai ma petite idée sur la question... 🕺🕺

Photo : Wikimedia

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