Castor

castor

Son job ? Bâtisseur de puits de carbone 
Sa reconversion possible ? Paysagiste


Diplômé de l’Ecole nationale des barrages & chaussées, le castor a fait son grand retour en Europe, depuis quelques décennies et c’est une excellente chose. Pourquoi ? 🤔

Parce que cette grosse boule de poils (le poids d’un labrador adulte, tout de même), est ce qu’on appelle une « espèce clé de voute ». Cela signifie qu’elle a un impact important sur son environnement et peut, grâce aux digues et barrages qu’elle construit, rendre une zone viable pour tout un tas d’espèces animales et végétales, en relançant la dynamique des cours d'eau. Youpi ! 🥳

Le castor a bien bossé au cours des derniers millions d’années et aurait visiblement largement contribué à la constitution de tourbières (zone humide où la vie animale et végétale foisonne), devenues d'indispensables puits de carbone.

Les raisons de sa quasi disparition ?
La chasse - il est maintenant protégé - et la destruction de son habitat, du fait notamment de la construction de barrages et l'urbanisation des berges.

😇 Tiens, c’est peut-être le moment de rappeler, en passant l'air de rien, que l’artificialisation des sols est la première cause de perte de biodiversité...

Que peut-on faire pour cette bestiole ? 
➡️ Déjà, prendre soin de nos rivières, où que nous vivions. Le castor est présent dans 50 départements donc il est probable qu’il vous observe déjà lors de vos footings le long des berges
➡️ Se rapprocher d’associations comme Association des Espèces Parmi'Lyon qui, avec leur projet Gabiodiv' installent des modules végétalisés sur les quais minéralisés du Rhône, afin de faire revenir la vie. Et, visiblement, cela fonctionne puisque des castors ont été repérés à peine quelques mois après l'installation !


En bonus, trois informations croustillantes sur l'animal :

1. Ses incisives poussent tout au long de sa vie, il les use en rongeant. Et il s'en donne à coeur joie : il abat un tronc de 10 cm de diamètre en moins de trente minutes !

2. Sa queue est un outil « tout en un » : elle lui sert notamment de gouvernail, de siège (plus pratique que de se balader partout avec sa chaise de camping pliable) et de réserve de graisse pour l’hiver

3. Lorsqu'il fait très froid, le castor entre en phase de léthargie ou hiBernation (sommeil profond, diminution de la température du corps, désactivation de certaines zones du cerveau). Non, ce n'est pas comme l'ours qui lui hiVerne (sommeil moins profond, avec réveil de temps en temps) 🐻

Photo : Jean-Pierre TISSIER

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