Condor des Andes
Son job ? Expert recyclage
Sa reconversion possible ? Coach en communication non violente
Cet immense vautour noir qui vole à des milliers de mètres au-dessus des sommets de la Patagonie est un incroyable rapace charognard.
Un qualificatif qui fait souvent froid dans le dos, avouons-le. 😅
Pourtant, ces mangeurs de carcasses sont absolument indispensables à la bonne santé des écosystèmes : en débarrassant le sol des charognes d'animaux, ils le nettoient et permettent ainsi de limiter la contamination des terres, des sources d’eau et la propagation des maladies.
En France, le vautour fauve et le gypaète (essayez un peu de prononcer ce nom d’oiseau sans avoir l’air d’avoir une pomme de terre chaude dans la bouche) portent cette casquette de recycleur tout terrain.
De vrais Monsieur Propre. 🧽
Leur immense taille (3 m d’envergure) est un gros avantage - ils n’ont pas de prédateur à l’âge adulte, à part l’homme - mais aussi un sacré inconvénient à terre : le moindre de leur mouvement nécessite beaucoup d’énergie.
Ainsi pour éviter d’en consommer inutilement, ils favorisent la communication… non verbale et non violente. 🙊
En effet, au lieu de se battre lors de parades amoureuses ou pour s’approprier une proie, ils communiquent leur changement d’état émotionnel en faisant évoluer la couleur de leur tête et de leur cou, presque déplumés, au travers d’afflux sanguins.
Un peu comme quand vous prenez sur vous pour ne pas mettre une droite à un collègue un peu trop taquin avant le premier café de la matinée. 😉
Le vol du condor est sublime. Lorsqu’il plane au dessus de nous, on voit très distinctement ses longues plumes en bout d’aile se détacher dans le ciel, comme des doigts.
Ses rémiges (oui, il s’agit du terme consacré) lui permettent de contrôler son vol : il peut même les orienter individuellement pour réduire ou augmenter la résistance à l’air !
A imaginer en fredonnant la chanson « El condor pasa » que vous garderez dans la tête pour le reste de la journée… 🎶 😇
Photo : Facundo Vital